Les sténotypistes de conférences peuvent exercer leur métier selon différentes modalités : en  libéral ou en salariat, seuls ou (bien) accompagnés. Si l’aspect le plus visible de leur activité est la prise en sténotypie, la relecture, la mise en page, mais aussi le cas échéant la réécriture de la transcription ou la réalisation de synthèses font aussi partie de leurs missions. Ces étapes, essentielles pour la satisfaction du client, peuvent être déléguées à des relecteurs, rédacteurs ou transcripteurs professionnels. Ces métiers de l’écrit, tout aussi mal connus que celui de sténotypiste de conférences, fournissent pourtant des débouchés très intéressants à tous ceux et celles qui aiment rédiger. Dans cet article, Congrès 2000 vous présente les collaborateurs de l’ombre des sténotypistes.

Les missions des relecteurs, rédacteurs et transcripteurs

Si l’intitulé de certains métiers laisse planer le doute sur ce qu’ils recouvrent (mais que fait donc de ses journées un ingénieur DataOps ?), ici en théorie point de suspens : le relecteur relit, le rédacteur rédige, le transcripteur transcrit. Dans le cadre d’une collaboration avec des sténotypistes, la même personne coiffe souvent les trois casquettes, avec une tête bien faite de préférence !

Transcrire pour une lecture fluide

Une fois sortie par le ou la sténotypiste de conférences, la TAO (Transcription assistée par ordinateur) peut être exploitée pour retrouver une information et servir de support à une transcription ou une synthèse destinée à être publiée. D’aussi bonne qualité soit-elle, une minutieuse relecture s’impose en effet pour obtenir une transcription lisible et fluide : en pratique, une réécoute de la réunion est effectuée. La ponctuation doit être remaniée, de même que la syntaxe. Sauf demande contraire du client, les tics de langages sont expurgés : comme nous avons pu le voir dans notre article sur le sujet, certains orateurs commencent leurs phrases par de petits mots tels que « et » ou « donc » et ne les terminent jamais. Il appartient donc au transcripteur de couper et d’organiser au mieux le texte en paragraphes.

Relire et corriger

Noms propres, sigles, jargons professionnels, doivent être vérifiés. Le transcripteur/relecteur est donc amené à effectuer des recherches relevant de domaines dont il ne soupçonnait pas forcément l’existence : financiers, scientifiques, industriels, juridiques (pour en savoir plus consultez notre article sur les clients des sténotypistes). Les moteurs de recherche sont ses meilleurs amis, de même que les sites internet des entreprises ou encore les sites de réseau professionnels, en particulier Linkedin.

Bien entendu, le texte ne doit pas comporter de coquilles, ni de fautes d’orthographe… ce qui est plus facile à dire qu’à faire lorsque la réunion a duré sept heures et que le texte dépasse la centaine de pages !

Présenter et mettre en page

La mise en page doit être effectuée conformément aux directives et à la charte graphique du client. La plupart du temps, le rédacteur dresse également la liste des présents d’après le plan de table que lui transmet le/la sténotypiste, ce qui n’est souvent pas une mince affaire : pointer les présents parmi les dizaines de membres d’une instance, orthographier correctement les noms propres, leur attribuer la bonne catégorie et la juste appartenance syndicale exige de la minutie et de la patience.

Reformuler et Synthétiser

  • Récrire

En fonction du différent niveau de langage demandé, la réécriture du procès-verbal peut être légère ou très poussée. Si le client réclame un verbatim, seuls les fautes de syntaxe, les barbarismes et solécisme seront rectifiées. En revanche le client peut aussi demander une transcription dans un langage beaucoup plus soigné en respectant toujours le sens des propos.

  • Réduire sans trahir

La synthèse est un exercice complexe au travers duquel le rédacteur doit conserver la substantifique moëlle du discours dans un langage soutenu, et de façon totalement neutre. Quelle que soit la technicité ou la densité des propos, la longueur du texte doit répondre à l’attente du client. Il arrive que ce dernier réclame également un relevé de conclusions. Dans ce cas, le rédacteur ne retient que les points saillants de la réunion, les décisions prises et les questions en attente de réponse.

Comment devenir relecteur, rédacteur ou transcripteur ?

Il n’existe pas de parcours type pour exercer ces missions. Néanmoins, comme pour tout métier, certaines aptitudes et qualités sont incontournables.

Les qualités requises pour devenir relecteur, rédacteur et/ou transcripteur

Comme le sténotypiste de conférences, le rédacteur doit se targuer d’un excellent niveau en orthographe et d’une bonne culture générale. Il doit posséder des facultés de concentration, de la curiosité, de la patience, de la ténacité et bien entendu de capacités de synthèse …s’il rédige des synthèses !

Soulignons qu’il s’agit d’un animal solitaire qui travaille le plus souvent tout seul depuis son domicile, ce qui présente des avantages et des inconvénients. Certes, il peut s’habiller comme il le souhaite et travailler d’où il veut. Le poste est également accessible à des personnes atteintes de certains handicaps. En revanche, les assoiffés de relations humaines se retrouveront bien vite déprimés.

  • Une expérience est-elle requise ?

Même si cela n’est pas obligatoire, le rédacteur est souvent issu d’un cursus en sciences humaines (économie, droit, sciences politiques…) et possède au moins une première expérience en entreprise. Néanmoins un scientifique pur jus ayant le goût de la rédaction pourra tout à fait trouver son compte dans l’exercice du métier. Quant aux purs littéraires, ils devront savoir s’adapter au jargon professionnel : allergiques aux anglicismes s’abstenir !

  • Les formations utiles

Il n’existe pas de diplôme en la matière et chacun peut tenter de se lancer dans l’aventure, par exemple en free-lance en proposant ses services aux sténotypistes installés en libéral ou à des cabinets comme Congrès 2000. Néanmoins, certaines formations et lectures aident à accéder et à pratiquer sereinement la profession

Même bon en orthographe, le relecteur/rédacteur/transcripteur doit toujours douter et s’autocontrôler. Le Certificat Voltaire est devenu un incontournable pour progresser en orthographe et attester son niveau. Le Projet Voltaire donne également de bonnes bases en typographie que l’on peut compléter grâce au Lexique des règles typographiques en vigueur à l’Imprimerie nationale. Il existe aussi des formations de correcteurs professionnels plus ou moins longues et plus ou moins onéreuses très utiles pour aiguiser son regard.

  • Les conditions d’exercice du métier 

Comme l’activité de sténotypie, le métier de relecteur/rédacteur/transcripteur s’exerce sous forme libérale ou salariée. Le statut de micro-entreprise est parfait pour débuter et permet de collaborer avec plusieurs sténotypistes. Avec un peu d’expérience, il est aussi possible d’accéder à un CDI dans un cabinet de sténotypie comme Congrès 2000.

Quant à l’équipement professionnel du rédacteur, il est assez basique mais primordial :

  • Un ordinateur et une bonne connexion internet pour télécharger des fichiers audio parfois lourds
  • Un logiciel de traitement de texte
  • Un logiciel d’écoute (la version gratuite d’Express Scribe est suffisante)
  • Un bon casque audio
  • Un correcteur d’orthographe : Prolexis, Antidote, etc.
  • Par ailleurs, le métier est très sédentaire et exige de réfléchir à l’ergonomie de son poste de travail. Sinon gare aux troubles musculo-squelettiques !

Vous vous reconnaissez dans ce profil et vous avez déjà une première expérience en matière de relecture, de rédaction ou de transcription ? Congrès 2000 recrute régulièrement de nouveaux collaborateurs pour renforcer son équipe et fournir à ses clients des prestations de grande qualité. Adressez-nous votre candidature à l’adresse suivante : office@congres2000.com. A vos claviers !


0 commentaire

Laisser un commentaire

Avatar placeholder

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *